09B - Pascale G - Un parcours géographique

Un parcours géographique.

Elle avait habité des appartements parisiens cossus dont un surnommé son « antre », bien caché dans le quartier du Marais où des bouquets secs étaient suspendus aux vieilles poutres, les souvenirs s’empilaient comme des livres au fur et à mesure des projets réalisés ou non ; des maisons de campagne ou de mer pour découvrir la nature avec ses secrets ; dans les montagnes françaises, italiennes ou suisses aux altitudes vertigineuses, au temps suspendu au-dessus des cimes où le silence s’écoute et coupe le souffle et les paroles ; des gîtes au cours de randonnées dans les îles bretonnes, les chemins des douaniers à pic sur les rochers aux formes humaines imaginées imprégnés de l’odeur des algues marines abyssales soulevée par le vent ; en Italie, les paysages de Toscane, les musées et les églises de Florence et de Rome, le soleil du soir sur la ville de Sienne, le linge séchant dans les rues de Naples, les ruines cendrées de Pompéi, la côte Amalfitaine et ses orangers et citronniers aux douces saveurs et… les italiens ; dans les avions jusqu’au bout du monde et les paysages du ciel aux nuages blancs dessinant des contrées inconnues, imaginées et éphémères ; dans la Chine profonde aux paysages bleutés ; dans les déserts d’Egypte ou d’Arabie au lever ou au coucher du soleil sur le sable ocré aux mirages infinis ; dans sa thébaïde du Perche perdue au milieu des champs comme une oasis de verdure où « tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté ».

Pascale G.