11A - Diana W - Entre chien et loup

Entre Chien et Loup

Une pénombre propice à donner le courage de laisser couler les rivières d’amertume, une obscurité faisant miroir aux sombres sentiments, un débordement d’hostilité dans cet appartement calme et bourgeois d’un arrondissement chic parisien, une fin de journée silencieuse.

Elle

« - Bien sûr tu n’as rien à me dire une fois de plus ton silence me prend à la gorge, tu maîtrises si bien la glaciale et silencieuse ironie dont tu me gratifies à chacune de mes tentatives de communication . Tu me dégoûtes tant si tu savais, tu me débectes tu me donnes la nausée, je voudrais tant pouvoir passer à l’acte et te vomir dessus. Je ne savais pas que ce que je ressentais pour toi se transformerait un jour en une remontée de bile, un refoulement d’égout, un spasme de haine.

Tu ne dis toujours rien, que pourrais tu dire ? Tu as toujours su m’humilier avec style et classe, Ha !!! Classe ! Quelle classe ? Dis moi, quelle classe. Où étaient style et classe quand tu crachais sur tout ce que j’aimais, tout ce qui pouvais m’être agréable, tout ce que j’ai essayé de faire pour m’exprimer, m’épanouir, me construire, exister tout simplement.

Tu n’as toujours rien à dire ?

- …

- Je te hais, Oh la joie de pouvoir enfin te le dire, te le jeter à la figure comme un crachat, toi et tes prétentions de grand seigneur, toi et tes manières trop bourgeoises pour être aristocratiques, toi et tes mensonges sur tes origines, sur ta carrière ( parlons en de ta carrière, une suite de petits boulots certes en milieu élégant mais ne menant à rien ) ta carrière se reposant sur les vagues relations de ta mère, on se demande ou plutôt on sait le genre de relations que cela pouvait être !

- Oui je sais, je laisse ta mère hors de cela .

- Jamais pourtant je n’aurais cru que tu en arriverais à m’insulter en public en plus, que tu me trompes tu ne sais rien faire de plus intéressant que de mentir alors une fois de plus … Mais là, devant mon fils, devant les seuls amis qui me restent depuis que je vis avec toi, personne ne pouvant te supporter, toi et tes soit disant supériorités de classe, de culture Haaa culture , tu lis le Reader’s Digest une mine de culture laisse moi rire, une mine de ragots , le tabloid de la littérature oui !

- …

- C’est ça tais toi donc, rumines encore et encore tu trouveras bien une horreur à m’assener plus tard, comme toujours comme jamais plus en fait tu vois, non jamais plus ta bouche puante n’émettra le moindre commentaire, la moindre injure, le moindre bruit car en fait tu ne parles pas tu fais du bruit.

- …

- Jamais plus tu m’entends, Oh je vois que tu t’agites, quel bonheur de te voir céder aux spasmes , quelle joie de savoir que tu baves déjà les derniers miasmes de ta bile affreuse.

- Quoi ? tu essayes de me dire quelque chose ? Non tu ne finiras pas ta phrase, non je n’entendrai plus jamais le son de ta voix de fausset, non pour toi c’est fini, fini juste là, comme ça, enfin et pour toujours.

Mon seul regret est de ne t’avoir pas donné le bouillon fatal plus tôt, de ne pas avoir eu le courage de t’écraser comme le méchant cloporte que tu étais et que tu n’es plus, ne seras jamais plus -«