12A - Diana - l'amie plurielle

L’Amie plurielle

Au fil du temps, des ans et de cette merveilleuse accumulation de circonstances diverses douloureuses parfois, jubilatoires souvent de la jeunesse, la maturité et le moment délicieux de la Sagesse, un visage, une douce chaleur, un bien être une lumière de laquelle, comme d’une flamme on se rapproche pour baigner dans sa douceur, le visage ami, aimé, soit par la présence physique soit par l’esprit apparait souriant, bienveillant, consolateur ou bien prêt à joindre son fou rire au nôtre.

Ce visage est pour moi depuis de nombreuses précieuses décennies, multiple et lié aux autres tels les bras de Shiva.

Elles ont été 4 à remplir mon âme d’amour et de bonheur.

Elles ne sont plus que 3 l’autre côté de la vie étant parfois jaloux de la beauté intelligence et force vitale de certains être qui comme celle qui me quitta il y a déjà si longtemps irradiait cette indomptable énergie faite de beauté physique, de drôlerie et d’immense faim de vivre jusqu’au bout de tout et de tous ! Ah Marcia l’irlandaise rousse et flamboyante ivre de sexe continental, de vin de Vouvray et de solide whiskey, d’amour tragique et de bonheur et talent maternel pour qui être sauvée par les pompiers était devenu une habitude insecouable, pour qui me dire merci d’être restée vivante quand je ne le voulais plus était une façon d’exorciser sa determination à partir et arrêter le manège infernal de son mal être.

Nous avions un pacte « avoir quarante ans et être grosses et heureuses un jour «

Elle n’a pas attendu ce moment là, une overdose de pilules du bonheur factice l’ont anéantie en pleine jeunesse, me laissant hantée par sa voix qui me rend visite parfois si clairement et ce sentiment d’abandon que les autres visages de l’amitié non pas su combler, ils se sont contentés de sourire, rire et pleurer à mes côtés, dans mes bras et au creux de mon amour.

Ils se sont contentés de me redonner l’envie de continuer, retrouver les couleurs et les parfums du bonheur et la certitude que même si un pan de la maison de la vie s’écroule, on peut reconstruire et continuer.

La blondeur éthérée de Tamara, aussi solide qu’elle est physiquement fragile, son humour décapant, son irrémédiable fidélité sa beauté paranormale égalée seulement par la pureté de son âme que j’aime à croire pareille à la mienne. Que la vie que tu traverses si bien te sois de plus en plus douce ma belle et généreuse amie indispensable et que le dernier visage que je vois sur cette terre soit le tien.

La sombre beauté de Roxane la perle exotique des Caraïbes vient équilibrer la blondeur Botticellienne de Tamara, elles se complètent et pourtant si diverses deviennent une source de tendresse sûre et indestructible, indestructible oui, comme la discrète et pourtant si pleine de feu Florence qui depuis plus de 60 ans est aussi vitale à ma survie que les murs de ma maison. L’humour elle aussi et la constance à s’obstiner à m’aimer font d’elle une raison suffisante de m’attarder sur la Terre , continuer à être mère, amante, femme et surtout, surtout leur AMIE.