12B-Véronique M Je t'ai tellement rêvée

Je t’ai tellement rêvée que pour moi tu existes,

Je te vois, te respire au travers de mes dires.

Mes secrets, mes souffrances, mes douleurs,

Tu les partages et tu connais mes peurs.

Quand certains sont animés par des pensées sadiques,

Je sais que ton coeur saigne, et tel un parapluie,

Tu déplies des trésors qui m’apaisent de ce bruit

De larmes, de détresse et surtout de ces cris.

Je t’aime, mon amie, je te cherche et te trouve,

Lorsque déboussolée, j’en ai perdu ma route.

Je te confie des choses plus légères,

Mes émois de jeune fille pubère,

Et quand dans mon oreille, tu me mets en garde,

Je t’écoute, tu es là, ça me donne du courage.

Je peux alors déployer mes stratégies puériles,

Mais si importantes à mon âme fragile.

Reste, reste, reste auprès de moi ,

Car dans cette jungle, j’ai besoin de toi.

Tu es mon alpha, tu es mon oméga

Mon vide abyssal est un vaisseau sans mât .

Je t’appelle Totem, et tu me tiens debout,

Sans toi, je suis perdue dans ce torrent de boue.

Tu es mon amie, mon âme-soeur, ma confidente,

Sans toi, je ne peux vivre , mais je reste prudente

Car un jour, lorsque je serai forte, tu partiras

Et le deuil, je le ferai et ne le ferai pas ;

Tu resteras à jamais lovée tout contre moi,

Comme une seconde peau qui fait partie de moi.

Tu ne t’en iras pas, je t’en dissuaderai,

Sinon, je me fracturerai,

Petit pantin sans consistance,

Sans goût et sans conscience,

Je m’en irai au-dessus du ciel,

Et je disparaîtrai dans l’artificiel

Noyée dans l’univers,

Je quitterai la terre.

Véronique M