16 - Gratitude et résolutions

Gratitude et résolutionsUn peu de philosophie et de réflexion avec Marc-Aurèle, voilà ce que je vous propose pour cette 16 ème cession. Petit rappel sur cet homme, empereur et philosophe dont Hyppolite Taine (Historien) disait « Il est l’âme la plus noble qui ait vécu. » Quant à Montesquieu voici son impression après avoir lu « le journal » du grand-homme :

« On sent en soi-même un plaisir secret lorsqu’on parle de cet empereur ; on ne peut lire sa vie sans une espèce d’attendrissement ; tel est l’effet qu’elle produit qu’on a meilleure opinion de soi-même, parce qu’on a meilleure opinion des hommes. » Montesquieu

Marc-Aurèle naquit, à Rome, le 26 avril de l’an 121 de notre ère. Son père s’appelait Annius Verus ; sa mère, Domitia Lucilla. Fixée en Italie depuis près d’un siècle, mais originaire de Succubo, dans la province espagnole de Bétique, aujourd’hui l’Andalousie, la famille du futur empereur habitait, sur le mont Cœlius, une magnifique demeure entourée de jardins. Marc-Aurèle perdit son père de bonne heure, mais à un âge assez avancé cependant pour se rappeler et se proposer comme exemples « la réserve et la force virile » d’Annius Verus. Sa mère, noble et riche romaine, lui laissa le souvenir d’une femme pieuse, libérale, avenante, simple, s’abstenant non seulement de mal faire, mais de s’arrêter encore sur une pensée mauvaise. D’une rare finesse de traits, Domitia Lucilla joignait, aux avantages du corps, la grâce plus parfaite d’une âme cultivée. Pour en savoir plus sur plus sur Marc-Aurèle. lien vers Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Aur%C3%A8le

Le livre "Pensées pour moi-même" de Marc-Aurèle à télécharger en bas de cette page

Voici un extrait du Livre I

I. — De mon grand-père Vérus : la bonté coutumière, le calme inaltérable.

II. — De la réputation et du souvenir que laissa mon père : la réserve et la force virile.

III. — De ma mère : la piété, la libéralité, l’habitude de s’abstenir non seulement de mal faire, mais de s’arrêter encore sur une pensée mauvaise. De plus : la simplicité du régime de vie, et l’aversion pour le train d’existence que mènent les riches.

IV. — De mon bisaïeul : n’avoir point fréquenté les écoles publiques ; avoir, à domicile, bénéficié de bons maîtres, et avoir compris qu’il faut, pour de telles fins, largement dépenser.

V. — De mon précepteur : n’avoir point pris parti pour les Verts ni les Bleus, pour les Courts ni pour les Longs-Boucliers ; supporter la fatigue et se contenter de peu ; faire soi-même sa besogne, et ne pas s’ingérer dans une foule d’affaires ; mal accueillir la calomnie.

VI. — De Diognète : réprouver les futilités ; ne point ajouter foi à ce que racontent les charlatans et les magiciens sur les incantations, la conjuration des esprits et autres contes semblables ; ne pas nourrir des [32] cailles ni s’engouer pour des folies de ce genre ; avoir pris goût à la philosophie, et avoir eu pour maîtres d’abord Bacchius, puis Tandasis et Marcianos ; m’être appliqué, dès l’enfance, à composer des dialogues ; avoir opté pour un lit dur et de simples peaux, et pour toutes les autres pratiques de la discipline hellénique.

VII. — De Rusticus : avoir pris conscience que j’avais besoin de redresser et de surveiller mon caractère ; avoir évité de se passionner pour la sophistique, de rédiger des traités, de déclamer de piteux discours exhortatifs, et de frapper les imaginations pour se montrer un homme actif et bienfaisant ; m’être détaché de la rhétorique, de la poétique et de l’art de parler avec trop d’élégance

Proposition A

Comme Marc-Aurèle, ce que vous êtes aujourd’hui, vous le devez probablement en grande partie à ceux qui vous ont élevé, éduqué, instruit, mais aussi à des rencontres, des amitiés, à des formations, des études ou des maîtres à penser. Je vous invite donc à décrire, à « rendre grâce » à ces différents donateurs qui vous ont aidé à être celui ou celle que vous êtes aujourd’hui. Il s’agit bien de faire une liste en fonction de vos différentes qualités et talents, et de les attribuer « aux généreux éducateurs » de ne pas tout reporter sur une seule personne bien sûr.

Je vous conseille de garder la forme qu’a utilisé Marc- Aurèle : en paragraphe et en commençant par DE. Vous pouvez aussi inclure dans ces gratitudes, de l’humour en y ajoutant les talents qui vous plaisent ou vous sont utiles. (Une recette de cuisine, le gout des voyages, l’art de s’accommoder de tout et de rien, de changer une roue etc..)

B - Autres passages des « pensées de Marc Aurèle » :

IV. — Rappelle-toi depuis combien de temps tu remets à plus tard et combien de fois, ayant reçu des Dieux des occasions de t’acquitter, tu ne les as pas mises à profit. Mais il faut enfin, dès maintenant, que tu sentes de quel monde tu fais partie, et de quel être, régisseur du monde, tu es une émanation, et qu’un temps limité te circonscrit. Si tu n’en profites pas, pour accéder à la sérénité, ce moment passera ; tu passeras aussi, et jamais plus il ne reviendra.

V. — À tout moment, songe avec gravité, en Romain et en mâle, à faire ce que tu as en mains, avec une stricte et simple dignité, avec amour, indépendance et justice, et à donner congé à toutes les autres pensées. Tu le leur donneras, si tu accomplis chaque action comme étant la dernière de ta vie, la tenant à l’écart de toute irréflexion, de toute aversion passionnée qui t’arracherait à l’empire de la raison, de toute feinte, de tout égoïsme et de tout ressentiment à l’égard du destin. Tu vois combien sont peu nombreux les préceptes dont il faut se rendre maître pour pouvoir vivre d’une vie paisible et passée dans la crainte des Dieux, car les Dieux ne réclameront rien de plus à qui les observe.

…Tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle retraite n'est plus tranquille ni moins troublée pour l'homme que celle qu'il trouve en son âme…

…La douceur est invincible…Marc - Aurèle

Proposition B

Je vous invite à nous raconter votre rencontre imaginaire ou réelle avec un sage qu’il soit homme ou femme qui vous a transmis ou aidé à vous construire autour d’un certain nombre de règles qui vous accompagnent encore aujourd’hui dans votre vie (Un professeur, un psy, un prêtre, un gourou ou une rencontre de hasard qui s’avérera déterminante ?) Racontez le contexte de cette rencontre et ce qu’elle vous a apporté sous forme de lettre à… comme un héritage ou des "résolutions" à transmettre.

Merci de m’adresser votre texte par mail sur texte Word enregistré a votre nom pour le dimanche 19 juillet au soir. Cela vous laisse une longue semaine de réflexion.