28B - Lucie B. - Le temps des fêtes

La famille, le Temps des Fêtes, la jeune génération, une réunion de gens auxquels je suis liée par le sang.

Me voici joyeuse, oui, réjouie de me retrouver avec maman, sœurs, frère, leurs conjoints et enfants. Sensation de réconfort. Je me laisse aller à ce simple bien-être.

C’est un moment de relâche apprécié dans ma vie quelque peu désordonnée.

Je me laisse entraîner par les jeux, les chansons, les danses. La douce folie de chacun. Tout se passe facilement. La joie et les rires fusent; les miens s’unissent à ceux des autres.

Dans le présent, que je suis alors. Et ça se passe bien. Un moment familial vécu légèrement. Comme il en existe certainement des millions à ce même instant dans le monde entier. Mais je ne pense pas aux millions d’autres personnes qui partagent un sentiment semblable au mien. Je vis le mien.

En fait, c’est maintenant que je prends davantage conscience du plaisir que cette fête a pu me donner. En y pensant à présent, une certaine nostalgie s’installe. Nostalgie des possibles, d’une vie plus calme, plus stable, peut-être plus axée vers cette famille, la mienne. Aurais-je des regrets ? Non, seulement une nostalgie de ne pas avoir rencontré des personnes-clé à certains moments de ma vie afin que moi aussi je crée ma propre famille, surtout mon propre cocon conjugal. Ou nostalgie de ne pas avoir su saisir les opportunités qui se seraient présentées pour le faire.

Heureusement, la nostalgie ne réussit plus à m’envahir comme avant. Je reste résolument tournée vers les possibles à venir. Ceux désirés et qui ne pourront que se réaliser, d’une façon ou d’une autre.

N’empêche que je ressens parfois les années passées comme un peu de temps perdu. Mieux vaut malgré tout garder en tête les petites perles de bonheur passager d’une fête familiale qui nous a alors fait la vie belle. Et continuer à participer à ces rencontres simples et pleine de légèreté.

Lucie B.