Claudine O.

Passé composé de tous mes souvenirs

Passé composé de tous mes souvenirs

Au fil du temps, au fil des parfums

Au fil de ma vie

Tout simplement

L’enfance. Un gâteau qui cuit dans la cuisine.

Parfum de sucre, de chocolat, on ne sait pas si on le respire ou si on le goûte . Plaisir anticipé de la dégustation.

A jamais le parfum de l’enfance

Et le linge frais repassé, souvenir de lavande, de lin chaud, de soie froissée

Et puis j’ai grandi. Ma vie a exhalé ses parfums comme un pot-pourri. Ma vie a égrené ses années au fil des parfums.

La campagne m’a vite réclamée et prise dans ses bras. J’ai succombé.

Exilée la Parisienne en grand bonheur. J’ai suivi les parfums.

La terre repue, désaltérée, après une pluie d’été : odeur pénétrante, obsédante, et enveloppante, caressante

Et née ainsi ma passion pour les rosiers. J’ai toujours aimé les couleurs, je me suis prise à aimer les parfums.

La rose Bayreuth précieuse entre tous, exhale un parfum de pêche et l’auriez-vous cru, il a la couleur d’une pêche bien mûre.

Et c’est l’hiver. Dans mes souvenirs parfumés, le parfum entêtant et irrésistible du café du matin, bien noir, son parfum est noir aussi, le café a remplacé les roses mais les saisons reviendront et avec elles les parfums familiers, et la ronde des saisons au diapason de la ronde des parfums.